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1. Résumé
Contexte :
Mme [U] et M. [P], anciens partenaires de PACS, se disputent la liquidation et le partage d’un bien immobilier acquis en indivision. Ce litige concerne l’attribution préférentielle du bien, les créances liées à des travaux et l’évaluation des indemnités d’occupation.
Impact principal :
Cette décision clarifie les critères de recevabilité des demandes nouvelles en appel, conformément à l'article 910-4 du Code de procédure civile, et précise les conditions d’attribution préférentielle en cas de partage indivis.
2. Analyse détaillée
Les faits
Relation entre les parties :
En 2009, Mme [U] et M. [P] concluent un PACS et acquièrent un bien immobilier en indivision (60 % pour Mme [U] et 40 % pour M. [P]).
En 2013, le PACS est dissous à l’initiative de M. [P].
Litige :
Mme [U] revendique l’attribution préférentielle du bien.
M. [P] conteste et demande la licitation du bien, invoquant une incapacité financière de Mme [U].
La procédure
Première instance : Refus de l’attribution préférentielle et reconnaissance des créances de M. [P].
Appel : Confirmation des décisions initiales avec rejet des demandes nouvelles de Mme [U].
Cassation partielle : La Cour casse l’arrêt d’appel pour une mauvaise interprétation des règles de recevabilité des prétentions nouvelles.
Contenu de la décision
Arguments des parties :
Mme [U] invoque l’occupation avec son enfant et conteste les créances de M. [P].
M. [P] soutient que Mme [U] ne peut assumer financièrement l’attribution préférentielle.
Raisonnement juridique : La Cour rappelle que les prétentions nouvelles en appel sont recevables si elles constituent une défense à une prétention adverse.
Solution retenue : La Cour casse partiellement l’arrêt d’appel et renvoie l’affaire devant une autre formation de la cour d’appel de Versailles.
3. Références et articles juridiques
Décision analysée :
Cour de cassation, 1re chambre civile, 9 juin 2022, Pourvoi n° 19-24.368
Articles appliqués :
Article 910-4 du Code de procédure civile.
Article 815-13 du Code civil.
4. Analyse juridique approfondie
Critères de recevabilité en appel :
Les prétentions nouvelles sont recevables si elles répondent aux arguments adverses.
La demande d’attribution préférentielle doit être examinée à la lumière de la capacité financière du demandeur.
Attribution préférentielle :
Conditionnée par la démonstration d’une capacité à compenser les autres indivisaires.
Conséquences juridiques
Jurisprudence : Renforcement des exigences procédurales en appel.
Pratiques juridiques : Cette décision impose une préparation rigoureuse des dossiers d’appel.
Décisions antérieures pertinentes
Décision : Cour de cassation, 1re chambre civile, 25 septembre 2013, pourvoi n° 12-21.280
Contexte : Ce litige concernait un conflit entre anciens partenaires de PACS sur un bien indivis. Mme [D] demandait une attribution préférentielle d’un bien immobilier servant de résidence principale. La Cour s'est prononcée sur les critères d’examen d’une demande d’attribution préférentielle dans le cadre d’une indivision.
Principes établis :La demande d’attribution préférentielle est subordonnée à la démonstration d’une capacité financière suffisante pour compenser les co-indivisaires.
La cour a rappelé que la licitation ne devait être ordonnée qu'en dernier recours, en cas d'impossibilité de partage amiable ou matériel.
Impact : Cette décision a établi des critères rigoureux pour l’évaluation des demandes d’attribution préférentielle et renforcé l’importance de la faisabilité financière.
5. Critique des sources et de la décision
Forces :
Cohérence avec les principes de recevabilité procédurale.
Protection des intérêts des co-indivisaires.
Faiblesses :
Manque de flexibilité pour les parties en difficulté financière.
Complexité accrue pour les justiciables non spécialistes du droit.
6. Accompagnement juridique
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